De Humana physiognomonia, libri III
De Humana physiognomonia, libri III
Gianbattista Della Porta

Gianbattista Della Porta


Philosophe et physicien italien, Giambattista Della Porta est né vers 1535 à Vico Equense et mort en 1615 à Naples. Enfant prodige, il parle déjà l’italien, le latin et le grec à dix ans, et commence à quinze ans la rédaction de Magiae naturalis [La Magie naturelle], ouvrage de vulgarisation des sciences physiques et naturelles qui sera publié en 1558 à Naples. En 1589, l’édition complète ne compte pas moins de vingt livres abordant des sujets aussi divers que l’agriculture, la géologie, l’optique, la médecine, la métallurgie, le magnétisme, la poudre à canon, les cosmétiques, les parfums, les poisons, ou encore la cryptographie, discipline s’attachant à protéger les messages grâce à un système de codes. Au fil des explorations dans ce dernier domaine, il définit vers 1563 les premières bases de la notion de probabilité. Ses recherches sur les lentilles optiques, éditées en 1593, passent pour avoir fortement compté dans la réalisation de la première lunette d’approche d’un côté par les opticiens hollandais, de l’autre par Galilée. Le très riche cabinet de curiosités qu’il possède attire également les savants du monde entier. Mais sa passion pour la magie et l’occulte va très vite susciter l’opprobre du pape Grégoire XIII. De Humana physiognomonia, publié en 1586, porte sur l’âme, le corps, la médecine, et surtout sur les relations entre les traits physiques d’un individu et la nature de son caractère et de sa personnalité, principes fondateurs de la physiognomonie.